Enterprise Feedback Management (EFM)

Nécessité de décisions rapides et capacité à anticiper les impacts transverses impose un suivi, une écoute, une mesure à la hauteur de ces transformations. Ce sera cette approche que l’on qualifiera d’EFM (Enterprise Feedback Management)

29 octobre 2009

EFM : Les indicateurs 2.0

Je reviens un moment sur ce concept déjà vieux d'entreprise 2.0.
Dans un article récent (LMI) j'ai pu lire que les technos du web 2.0 étaient généralement détournées de leur objectif initial de communication au profit de l'amélioration de l'image de marque ou de l'augmentation du trafic.Mais qu'en revanche près de 20% d'entreprises passaient au web 2.0 pour réellement intégrer le client aux décisions.
Or faire participer les clients, les partenaires et les collaborateurs aux décisions est l'objectif principal des solutions EFM.
Ces solutions répondent à un besoin croissant de collecter des informations de sources internes et externes et de les centraliser dans un outil unique pour un traitement efficace, accessible et économique.
Une démarche EFM met en œuvre un dispositif d’écoute interactif et générique, qui donne plus de valeur à vos indicateurs SI en les complétant par des éléments de perception.
A titre d’exemple, votre SI vous donne le taux de qualité d’une production : votre plate-forme EFM vous permet de mesurer auprès des utilisateurs si ce niveau de qualité est satisfaisant. En phase avec les éléments de coût, vous pilotez plus aisément les objectifs qualité à fixer pour optimiser la production.

Ces indicateurs sont « 2.0 » parce qu’ils sont basés sur la participation active des répondants et la volonté du management de savoir écouter pour disposer d’indicateurs pertinents sur des sujets variés (satisfaction clients, évaluation des fournisseurs, baromètre social, évaluation de processus qualité…).
C’est un dispositif d’écoute interactif et générique qu’on met en œuvre dans une démarche EFM qui a pour finalité de donner les moyens au management de piloter ses décisions au mieux, dans un environnement en constante évolution.
Voilà une approche 2.0 qui devrait convaincre une partie des 80% ...



20 octobre 2009

Etre épié ou être entendu...

Ce matin encore, j'ai entendu une chronique sur une grande radio expliquant comment "grâce à des nouvelles technologies" (les cookies -sic-...) un site marchand pouvait désormais proposer une bannière publicitaire personnalisée avec les derniers articles que l'internaute avait sélectionnés dans un autre site marchand. Le résultat observé montrait que les achats étaient au moins 1/3 plus nombreux.

Je hais franchement cette vision de l'utilisation de l'internet, où de cet espace de liberté initial et espéré il y 15 ans, ne reste qu'un champ de clôtures, d'autoroutes à péage, d'attrape-gogos et de caméras de surveillance.

Sociétal ? Sans doute, ... mais moi j'apprends en écoutant mes contemporains, pas en les couvrant de mouchards.

2 visions différentes de la remontée d'informations par le Net : espionner ou écouter.

l'EFM durable doit apprendre à être respectueux ou ne pas être.

Alain Bouveret, Président Interview SA

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25 septembre 2008

Comment construire votre questionnaire en ligne ?

La brique essentielle de l'EFM : Le questionnaire en ligne.

Lorsque l'on construit un questionnaire en ligne, on s'attache à son contenu et à sa forme. Il est impératif de veiller à sa clarté et au confort du répondant.

Il faut tenir compte du fait qu'un questionnaire en ligne ne sera pas vu par chacun avec le même écran, le même navigateur internet, la même connexion que son créateur.

Cela pris en compte, on veillera aussi à sa logique et à la simplicité de sa navigation. Par rapport à un questionnaire papier, un questionnaire en ligne bien construit permet de n'afficher au répondant que les questions qui le concernent. La mise en place d'affichages conditionnels est donc essentielle et garantira l'intérêt du répondant vis à vis des questions posées.

Pour certains types de questionnaires, on ajoutera le pré-remplissage de certaines parties, la personnalisation possible des questions. Ces fonctionnalités impliquent ainsi le répondant dans les questions posées. Elles nécessitent aussi pour le concepteur des phases de tests suffisantes pour ne pas induire d'incohérences.

Il faut prévoir le temps nécessaire et suffisant à ces tests dans votre planning de conception.

D'autres critères sont impératifs pour optimiser le taux de réponse lorsque le questionnaire est envoyé par courriel : qui sera l'expéditeur, quel sera le contenu de ce courriel, en html ou non, etc...

Ces points feront l'objet d'un autre article.

11 septembre 2008

Pas d'EFM sans un département Etudes !

A en voir par les nombreux projets d'écoute clients mis en place cette année (celui de la SNCF est un exemple intéressant), il y a fort à parier que l'EFM devrait donner naissance à de beaux projets.
L'émergence des technologies web 2.0 en retenant surtout le principe participatif à l'intérieur des entreprises va permettre aux entreprises de récolter de l'information. La plate-forme d'écoute de la SNCF est un exemple intéressant bien qu'incomplet.
Mais je crains que dans un 1er temps cela ne se traduise que par un désir de "simplement" communiquer. En effet, l'image de l'entreprise (surtout si elle est publique comme la SNCF) est un atout important et un levier de satisfaction client.
Mais peu d'entre elles pensent déjà à l'analyse des contenus et donc selon moi ne sont pas dans une dynamique EFM mais purement de communication. Ce qui constitue une étape nécessaire, ne serait-ce que pour valider les interfaces de recueil d'information et s'assurer de l'adoption du principe par les clients.

En 2000, Interview SA a eu l'idée que la masse d'informations dont dispose potentiellement les entreprises était très sous-estimée et offrait ainsi un marché intéressant.
Mais recueillir cette masse d'information sans la structurer n'apporte évidemment rien et c'est pourquoi une plate-forme EFM sans un département Etudes pointu perd énormément de son attrait.
Nous avons ainsi réalisé depuis presque 10 ans au sein des plus grandes entreprises Francaises des "enquêtes" dans leurs différents département en montrant à chaque fois la plus value qu'il y avait de les relier aux enquêtes des départements voisins. Créant ainsi de véritables tableaux de bord à l'instar des softs de BI et offrant ainsi à nos clients le pouvoir de décider d'un investissement ou de prévenir d'un problème (satisfaction client et/ou interne) en fonction des résultats.
C'est pourquoi nous nous associons avec des éditeurs de CRM afin d'offrir à nos clients une plate-forme complète réunissant l'information structurée et non-structurée.

04 mai 2008

L'approche QSE : un modèle vertueux ?

L'approche QSE (Qualité Sécurité Environnement) est sans doute celle qui offre le plus d'opportunité en termes d'EFM.
En effet, la qualité des produits et des services ne suffit plus.
Les entreprises ne peuvent plus produire sans prendre en compte les attentes de leurs clients mais aussi de leurs salariés : Exigence de visibilité sur les sujets de l'environnement, de la santé, du social et de l'éthique.

Souvenez vous du patron de Nike mis mal à l'aise par Michael Moore. Jamais cet empire industriel ne s'est dit qu'un cinéaste polémiste pouvait mettre à mal une industrie aussi florissante d'ailleurs Phil Knight s'était dit que l'entrevue serait un bon coup de pub !
La vidéo de l'interview ici

Et pourtant...en quelques minutes l'image de Nike est désastreuse dans l'esprit des clients ET des salariés.
Nike avait pourtant la possibilité d'écouter les attentes de chacun, d'anticiper les question d'éthiques. Elle pouvait même tenir le discours suivant :"parce que nous sommes soucieux des process de fabrication de nos articles sur tous les sites de production, vous paierez 1$ de plus votre chaussure" et retourner tout cela à son avantage...
Car aujourd'hui on voit bien que les clients sont prêts à payer plus cher ce qui est "bio" ou "équitable" ou plus généralement respectueux de l'environnement (social, économique, ....)

Les entreprises deviennent vertueuses par des pressions extérieures qui deviennent peu à peu incontournables. Elles ne sont plus jugées pour leur capacité à gagner de l'argent mais pour leur capacité à le gagner d'une certaine façon.

Aujourd'hui, les banques sont plus promptes à investir dans une entreprise capable d'avoir une stratégie globale de transparence. Par transparence, j'entends donner des informations, communiquer et argumenter (en interne et vers les clients/consommateurs). D'où la nécessité d'étude, de mesure, d'interrogations pour avoir une perception globale de responsabilité.

L'approche QSE est un cadre intéressant d'extension du domaine de la lutte :
- gestion des risques
- management de l'innovation
- gestion des compétences
- veille stratégique
- satisfaction client et partenaires

Et nous voyons bien là que nous touchons à des départements sensibles (stratégiques) de l'entreprise (RH, R&D, SI,...) pour lesquels il conviendra de mettre en place des indicateurs.
L'approche EFM est adaptée à la démarche QSE car cette dernière offre à l'entreprise plusieurs leviers permettant d'activer le sentiment d'appartenance et d'adhésion. Ces leviers pouvant tous être sujet à mesure.
Posséder alors une plate-forme unique de remontée d'informations est un plus indéniable. Elle permet le management de l'information non-structurée (=qui n'est pas dans les tableaux de bord) qui devient, dans le contexte QSE, stratégique.
Or je lisais il y a peu dans un rapport d'étude :
"Le management de l'information stratégique peut se faire dans le cadre de la qualité" (source AFNOR juillet 2006).
Et dans ce modèle, tout part de l'écoute client qui est complétée par l'amélioration continue (PDCA).

Aujourd'hui l'ambition existe chez les entreprises mais pas le modèle d'organisation.
Notre plate-forme EFM (interview?!) fournit l'outil de ce modèle en permettant la gestion de l'information non structurée comme un processus.
Nous avons besoin de partenaires qui convaincront les entreprises de définir une stratégie, qui prescriront notre plateforme, puis qui les conseilleront sur les pratiques à mettre en place pour l'amélioration globale de leurs performances.
Ca vous tente ?

18 septembre 2007

La notion d' Entreprise Feedback Management (EFM)

Depuis 10 ans, les réseaux informatiques internes à l’entreprise et entre l’entreprise et ses relais d’activité (Clients/ Distributeurs/ Fournisseurs/ Partenaires/ Utilisateurs) se sont affirmés dans un usage quotidien et collaboratif.

Cette évolution technique majeure s’accompagne ou devance des changements de comportement.
La vitesse de réaction attendue par chaque acteur s’est réduite, la capacité d’information s’est démultipliée, l’information décisionnelle est perçue comme essentielle pour chaque secteur de l’entreprise.
Ce principe s’est développé jusqu’à atteindre un paradoxe : pression pour des décisions rapides, information diffuse et fragmentée avec une spécialisation des acteurs, demande d’augmentation de productivité pour les cols blancs avec une nécessité de vision globale et détaillée.
Les conséquences naturelles sont des décisions prises de façon réactive (direction par réactions). L’anticipation est devenue difficile malgré une information « multiple » avec la sensation qu’une action a des impacts qui « débordent » sur d’autres relais.

Ce contexte : nécessité de décisions rapides et capacité à anticiper les impacts transverses impose un suivi, une écoute, une mesure à la hauteur de ces transformations. Ce sera cette approche que l’on qualifiera d’EFM.

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